Arrêtons de nous prendre pour Dieu

 

Arrêtons de nous prendre pour Dieu. Cette phrase s’est imposée à moi au fil des années. Elle résume aujourd’hui ma façon d’aborder la médiumnité, la spiritualité et l’accompagnement des personnes. Plus j’avance sur mon chemin, plus je ressens le besoin de revenir à l’humilité et d’accepter que certains mystères nous dépassent.

La médiumnité est, à mes yeux, un domaine profondément marqué par les croyances, les projections et les certitudes. Pourtant, avec le temps, beaucoup de ces certitudes se sont transformées en questions. Je ne cherche plus à posséder des réponses définitives. J’apprends simplement à accueillir ce que je ne comprends pas encore.

Arrêtons de nous prendre pour Dieu dans notre pratique spirituelle

J’entends aujourd’hui de nombreuses expressions comme soin de l’âme, guidance de l’âme ou encore passeur d’âmes. Je respecte profondément les personnes qui utilisent ces termes. Cependant, ils ne résonnent plus avec ma manière de vivre la spiritualité.

J’ai le sentiment qu’ils nous conduisent parfois à nous attribuer un pouvoir qui nous dépasse. Je ne crois plus que nous puissions accéder à l’âme d’une personne pour la réparer, la nettoyer ou la guérir. Je ne pense pas davantage que nous puissions décider du chemin qu’elle emprunte après la mort.

Pour moi, ces dimensions appartiennent à un immense mystère. Et ce mystère mérite d’être respecté.

Remettre en question les croyances spirituelles

Au fil de mon parcours, j’ai également pris de la distance avec plusieurs croyances très répandues dans certains courants spirituels ou ésotériques. Les dettes karmiques, les contrats d’âme, les hiérarchies spirituelles ou encore l’idée d’un jugement après la mort ne trouvent plus d’écho en moi.

Je ne dis pas qu’elles sont fausses. Je dis simplement qu’elles ne correspondent plus à ce que je ressens profondément.

Pendant longtemps, j’ai accepté ces concepts parce qu’ils étaient largement diffusés. Je ne les avais jamais véritablement interrogés. Aujourd’hui, je préfère observer, expérimenter et laisser une place à l’inconnu plutôt que de m’accrocher à des certitudes.

Les expériences de mort imminente et la recherche de sens

J’écoute avec beaucoup de respect les personnes qui racontent leur expérience de mort imminente. Certaines évoquent un tunnel de lumière, une présence bienveillante ou encore cette célèbre question : « As-tu suffisamment aimé ? Qu’as-tu fait pour les autres ? »

Ces témoignages sont précieux pour ceux qui les vivent. Pourtant, ils ne résonnent pas avec ma compréhension actuelle.

Plus le temps passe, plus je me demande si nous ne passons pas notre vie à apprendre à aimer les autres en oubliant une personne essentielle : nous-mêmes.

Et si l’un des plus grands apprentissages de cette existence était justement celui d’apprendre à nous aimer avec sincérité, sans culpabilité et sans avoir constamment besoin de répondre aux attentes extérieures ?

Cesser de chercher la vérité chez les autres

J’ai longtemps cherché des réponses à l’extérieur de moi. J’ai lu de nombreux livres, écouté des centaines d’heures de conférences et de podcasts, suivi les enseignements de plusieurs médiums et exploré différentes approches spirituelles.

Je pensais qu’une personne détenait forcément une vérité que je n’avais pas encore découverte.

Puis un jour, j’ai arrêté cette quête.

J’ai commencé à écouter davantage ce qui émergeait naturellement en moi. Certaines compréhensions apparaissent sans effort. Je ne sais pas si elles représentent une vérité universelle. Je ne cherche même plus à le savoir.

Elles sont simplement justes pour moi aujourd’hui.

L’expérience personnelle comme boussole intérieure

Désormais, j’expérimente davantage que je ne crois. J’observe. Je remets régulièrement en question mes propres certitudes. J’essaie progressivement de me libérer des schémas hérités de ma famille, de la société mais aussi du milieu spirituel.

Je ne ressens plus le besoin d’adhérer à un concept uniquement parce qu’il est populaire. Les guides spirituels, les hiérarchies célestes ou les vérités toutes faites n’ont de sens pour moi que s’ils trouvent un véritable écho dans mon expérience personnelle.

Cette évolution influence également ma manière d’accompagner les personnes lors d’une lecture psychique et guidance. Je ne prétends pas connaître une vérité absolue. Mon rôle consiste à transmettre ce que je perçois avec humilité, tout en laissant chacun libre de son propre discernement.

L’humilité au cœur de la spiritualité

Aujourd’hui, ma véritable boussole est cette voix intérieure que chacun possède. Elle ne cherche pas à convaincre. Elle ne prétend pas tout expliquer.

Elle m’invite simplement à rester humble devant ce que nous ignorons encore.

La spiritualité n’a pas besoin de tout comprendre pour être profonde. Au contraire, elle gagne souvent en sagesse lorsqu’elle accepte de laisser une place au mystère. Comme l’explique également l’INREES, les expériences spirituelles invitent avant tout à une exploration intérieure plutôt qu’à des certitudes définitives.

Je continue d’accompagner les personnes avec bienveillance, notamment à travers les prestations proposées, tout en rappelant que chacun reste libre de son cheminement et de ses croyances.

Les pratiques énergétiques et spirituelles ne remplacent jamais un suivi médical. Elles peuvent simplement accompagner une démarche globale de mieux-être.

Plus j’avance, plus je réalise que la plus grande sagesse n’est peut-être pas de tout expliquer. Elle réside sans doute dans notre capacité à reconnaître les limites de notre compréhension, à accueillir l’inconnu avec sérénité et à respecter le mystère de la vie. Finalement, arrêter de nous prendre pour Dieu est peut-être l’une des plus belles preuves d’humilité que nous puissions offrir à nous-mêmes comme aux autres.