« Tu portes ta foi comme un bouclier. »
Voici la canalisation que j’ai reçue hier soir. Sur l’instant, je me suis demandée : qu’est-ce qu’un bouclier et, surtout, à quoi sert-il ?
Il sert à parer les coups, à protéger son intégrité contre les attaques si elles surviennent. Mais il peut aussi rester le long du bras, tranquille, quand ce n’est pas nécessaire. Cette phrase est arrivée dans la nuit, alors que j’étais bousculée par une conversation concernant ma vision du couple.
L’illusion du dehors
Pour moi, chercher l’amour au travers d’un couple est un leurre. L’amour profond vient de nous, et de nul autre.
J’écoutais cette personne me dire qu’elle souffrait de « manque d’amour ». Elle recherche un compagnon, et pourtant, elle ne rencontre que l’abandon et le rejet à travers quelqu’un qui ne se déclare pas. Elle se dit à bout, en manque de douceur.
La question revient toujours au même point : pourquoi demander à l’autre ce que nous sommes incapables de nous accorder à nous-mêmes ?
Cette réflexion rejoint également certains travaux autour de l’estime de soi et des blessures affectives évoqués par Psychologies Magazine, qui rappellent l’importance de développer une relation intérieure apaisée avant de chercher à être complété par l’autre.
Son intelligence reconnaît sa valeur, mais son cœur est meurtri ; elle ne s’accorde pas encore ce fameux amour inconditionnel. Elle me parle de Ying et de Yang, de la conception des enfants pour justifier que nous sommes faits pour être en couple. Mais je reste persuadée qu’au sein d’un binôme, on ne doit pas chercher l’amour : on doit apprendre à se libérer de ses chaînes.
Le piège du pouvoir spirituel
C’est ici que je veux partager une étape douloureuse de mon parcours. Dans mes moments de détresse, j’ai consulté plusieurs « médiums » qui me disaient : « Fuis la personne avec qui tu es, elle te mange ton énergie, elle t’empêche de briller. »
Avec le recul, je sens que ces perceptions reflètent souvent un niveau de conscience limité, sans aucun jugement. Ce sont des projections. En les écoutant, j’ai laissé ces personnes prendre un pouvoir sur ma vie — un pouvoir que, bien entendu, c’est moi qui leur ai accordé.
J’ai appris que l’on peut quitter quelqu’un, mais que le problème ne sera jamais réglé si la source n’est pas traitée au cœur de soi. L’autre n’est qu’un miroir pour nous aider à grandir. Se libérer, ce n’est pas seulement fuir, c’est conscientiser nos blessures et reprendre notre pouvoir. Comme je l’ai reçu un jour en canalisation : « Personne n’a de pouvoir sur toi hormis celui que tu lui accordes. »
Le couple comme terrain d’évolution
J’ai moi-même dû évoluer. J’avais projeté le modèle du couple fusionnel de mes parents, et dans ces relations, je me suis sentie profondément mal, enfermée. Après avoir été une victime, j’ai choisi de me libérer. Pourtant, je suis retombée dans le piège avec un pervers narcissique, prouvant que partir ne suffit pas si l’on n’a pas compris le schéma.
Le couple est un superbe terrain de jeu pour évoluer, à condition d’en avoir conscience. Mais en aucun cas il n’est fait pour apaiser nos manques de douceur ou nos souffrances.
Les accompagnements proposés dans les lectures psychiques et guidances permettent parfois d’éclairer certains schémas relationnels avec davantage de conscience intérieure.
Le coffre commun
Alors oui, créons un couple, pourquoi pas ? Mais qu’allons-nous déposer dans le coffre commun ?
En tout cas pas notre solitude. Personnellement, je ne me suis jamais sentie seule toute seule.
Je pense qu’il faut y déposer le respect, l’écoute, l’échange, le partage des savoirs et surtout, la volonté de créer sa propre individualité au sein d’un binôme.
Les soins énergétiques peuvent accompagner ce chemin intérieur. Ils ne remplacent jamais la médecine traditionnelle, mais peuvent aider à retrouver un équilibre émotionnel et énergétique plus apaisé.
Ta foi est ton bouclier. Elle te permet de rester debout, entière, peu importe ce qui se reflète dans le miroir de l’autre.